Blanquer dégagé mais pas le Grand Oral. Pour une refonte du lycée et de l’épreuve orale finale.

Suite au déroulement du Grand Oral, nous constatons les mêmes problèmes que nous avions listés lors de la présentation du projet de cette épreuve finale ainsi que l’année dernière.

Rupture d’égalité entre les élèves :

  • Aucune heure n’est dédiée à la préparation de cette épreuve dans l’emploi du temps des élèves. Ainsi, elle est préparée sur les heures de cours des enseignant·e·s selon leur bon vouloir. Nous remarquons également qu’en fonction des établissements des dispositifs et des moyens ont été débloqués.
  • Aucune harmonisation n’a été prévue en amont de l’épreuve pour les jurys. Iels découvrent les exigences le matin de l’épreuve.
  • La dernière partie sur l’orientation est gênante et superficielle. Les élèves en attente sur Parcoursup pourraient se sentir mal à l’aise.
  • Les remplacements n’ont pas été anticipés. Cela a conduit des collègues à devoir faire passer leurs propres élèves en Grand Oral.

Problèmes structurels :

  • Aucun travail collectif n’est prévu entre les élèves.
  • Les problématiques des élèves n’étant pas connues à l’avance, les membres du jury ne peuvent pas se renseigner sur les sujets en amont.
  • Le stress structurel apporté par cette épreuve mal pensée est gérée le jour de l’examen par des collègues.
  • Souvent, seulement l’un·e des 2 membres du jury est enseignant·e de la spécialité concernée. L’enseignant·e candide peut ressentir un mal être car iel peut se sentir inutile. A l’inverse, l’enseignant·e spécialiste doit gérer seul·e les questions, ce qui augmente la charge de travail.

Tout cela entraine une rupture d’égalité entre les candidat·e·s ainsi qu’une dégradation de nos conditions de travail. Sud éducation demande la suppression des réformes Blanquer ainsi qu’une refonte des épreuves d’oral.